Трехсвятительский кафедральный храм в Париже

☦ Корсунская епархия

Bulletin des lectures. 2e dimanche du Grand Carême : de saint Grégoire Palamas

Lectures pendant la divine Liturgie

Lecture de l’épître du saint apôtre Paul aux Hébreux (Hb I,10-II,3)

« Au commencement, Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont l’œuvre de tes mains. Ils périront, mais toi, tu demeures, et tous ils vieilliront comme un vêtement. Tu les changeras, tel un manteau, et ils seront changés ; mais toi, tu restes le même, et tes années ne passeront point. » Et auquel des Anges Dieu a-t-il jamais dit : « Siège à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds » ? Ne sont-ils pas tous des esprits officiants, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter du salut ? C’est pourquoi nous devons porter une plus grande attention aux enseignements que nous avons entendus, de peur d’être entraînés à la dérive. Car, si la parole annoncée par les Anges a un effet, et si toute transgression et désobéissance a reçu une juste rétribution, comment nous-mêmes échapperons-nous en négligeant pareil salut, qui, annoncé tout d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu ?

Seconde lecture de l’épître du saint apôtre Paul aux Hébreux (Hb VII,26-VIII,2)

Frères, il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, qui n’a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, -car ceci, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même. En effet, la loi établit souverains sacrificateurs des hommes sujets à la faiblesse ; mais la parole du serment qui a été fait après la loi établit le Fils, qui est parfait pour l’éternité. Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme.

Lecture de l’Évangile selon Saint Marc (Mc II,1-12)

En ce temps-là, Jésus rentra à Capharnaüm quelques jours après la guérison d’un lépreux. On apprit qu’Il était à la maison, et l’on s’y rassembla en si grand nombre qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte ; et Jésus leur annonçait la Parole. Des gens viennent et lui amènent un paralytique porté par quatre hommes ; comme ceux-ci ne peuvent pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de l’endroit où se trouve Jésus, font une ouverture et descendent le grabat où gît le paralytique. Voyant leur foi, Jésus dit au paralytique : « Mon fils, tes péchés te sont remis. »

Or, il y avait là, assis, quelques scribes, et ils pensaient en leur cœur : « Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui a le pouvoir de remettre les péchés, si ce n’est Dieu ? » Connaissant aussitôt en Esprit ce qu’ils disaient en eux-mêmes, Jésus leur dit : « Pourquoi une telle pensée dans vos cœurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile, dire au paralytique “tes péchés te sont remis” ou dire “lève-toi et marche” ? Afin que vous sachiez que le Fils de l’Homme a le pouvoir sur terre de remettre les péchés », Il dit au paralytique : « Je te le dis : lève-toi, prends ton grabat et rentre chez toi ! » Celui-ci se leva et, aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, si bien que tous étaient stupéfaits, louaient Dieu et disaient : « Jamais nous n’avons vu quelque chose de semblable ! »

Lecture de l’Évangile selon Saint Jean (Jn X,9-16)

En ce temps-là, Jésus déclara : « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n’est pas le berger, et à qui n’appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite ; et le loup les ravit et les disperse. Le mercenaire s’enfuit, parce qu’il est mercenaire, et qu’il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger. Je connais mes brebis, et elles me connaissent, comme le Père me connaît et comme je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger. »

 

Méditation du jour

Ce deuxième dimanche de Carême, nous faisons mémoire de notre Père parmi les Saints, Grégoire Palamas, Archevêque de Thessalonique

Saint Grégoire Palamas vécut à la fin de l’empire byzantin De tempérament mystique, dès l’âge de vingt ans, il devient moine et vit en ermite sur le Mont Athos où commence pour lui une vie d’ardente contemplation. Mais bientôt les obstacles se multiplient : la vie monastique et mystique est attaquée ; on tente même de faire passer les moines contemplatifs mystiques pour des hérétiques.

Moine au Mont Athos, Grégoire développe la prière du cœur et rédige de nombreuses homélies sur la Vierge Marie

Grégoire prend la défense des moines qu’on appelle  » hésychastes  » et donne le fondement de cette expérience spirituelle en définissant une théologie fondamentale qui distingue en Dieu l’inaccessible (l’essence) et le participable (les énergies). Ce ne sera qu’après plusieurs années de luttes, que la doctrine de Palamas sera officiellement adoptée par l’Eglise byzantine. Grégoire deviendra évêque de Thessalonique.

Bien que la réflexion théologique sur cette question soit encore en discussion entre l’Orient et l’Occident, la spiritualité « hésychaste » est adoptée actuellement par de nombreux fidèles dans l’Eglise d’Occident. Grégoire Palamas est aussi l’auteur de nombreuses homélies sur la Vierge Marie. Moine orthodoxe, il est fêté le 14 novembre au calendrier byzantin.

« Pourquoi, alors, célébrons-nous saint Grégoire Palamas le deuxième dimanche du Grand Carême, après le Dimanche de l’Orthodoxie et avant celui de la Croix ?

Le thème central du Dimanche de l’Orthodoxie, c’est l’incarnation de Dieu, qui s’est fait réellement homme, et s’est fait connaître à nous en prenant chair, c’est pourquoi nous pouvons le représenter comme un homme sur les saintes icônes Le thème du Dimanche de saint Grégoire Palamas, c’est la possibilité pour l’homme d’entrer en communion avec Dieu lui-même. « Dieu s’est fait homme pour que l’homme puisse devenir Dieu par la Grâce », comme l’ont répété de nombreux pères, dont saint Irénée de Lyon. Nous sommes appelés à restaurer en nous l’image de Dieu, qui est ineffaçable, pour retrouver pleinement la ressemblance divine.

Pourquoi, enfin, avant le Dimanche de la Croix ? Pour nous donner le sens de notre effort, le sens de la vie chrétienne, l’espérance des biens à venir avant l’entrée dans la Semaine Sainte. Nous revivons le chemin des apôtres Pierre, Jacques et Jean, qui ont eu l’expérience de la lumière incréée sur le Thabor avant d’accompagner le Christ vers sa Passion :

« Tu T’es transfiguré sur la montagne,

et autant qu’ils la pouvaient supporter.

Tes disciples ont contemplé Ta gloire

pour que, Te voyant crucifié, Christ Dieu,

ils comprennent que Ta passion était volontaire

et qu’ils annoncent au monde que Tu es vraiment la Lumière du Père. »

(Texte de la Transfiguration)

Bulletin_04_03_18